Hier, je suis entré en possession de
ma Cox.
C'est le bon moment pour faire les présentations, non ?
Il s'agit donc d'une 1303 "atlasweiß", de 1975 dont l'habitacle, le chassis et la peinture sont absolument d'origine.
Livrée au début de l'année 75, sa jeune propriétaire, une demoiselle (vu la carte grise d'origine), semble ensuite s'être mariée (vu le nouveau nom sur factures d'époque).
Elle va jusqu'en Suisse avec (vu les cartes routières et les guides d'hôtels de luxe que j'ai retrouvés à bord) et aurait laissé en 1982 sa Cox enfermée à jamais dans le garage d'une belle villa cannoise.
La dernière vignette apposée sur le pare-brise est bien 82...
Elle a alors 54 000 km.
Conflit ? Drame ? En tout cas la maison est restée fermée jusqu'en 2005. En 2006, un agent immobilier s'occupe de la maison et récupère la 1303.
Il la cède à une amie qui la remet en état de rouler avec son père.
Moteur neuf, nouveau réservoir, durites, freins complets, barre de crémaillère de direction... J'ai toutes les factures.
Elle roule un peu plus de 3 ans avec. Compteur bloqué aujourd'hui mais elle ne semble pas avoir fait des dizaines de milliers de kms.
Son contrôle technique est vierge, son chassis ne présente pas la moindre corrosion. Seules quelques marques de gravillon ont rouillé sur le capot. Idem pour le bord d'attaque du toit ouvrant d'origine.
Les bumpers sont bien un peu piqués à l'intérieur mais rien de grave.
Elle prend peut-être un peu l'eau du côté passager, un joint fatigué ? A chercher et siliconer...
Un volant un peu de traviole, mais c'est "Gudrun"...
A l'intérieur, je retrouve l'odeur que je cherchais. Mélange de skai et d'huile chauds, de vieux plastiques et de poussière. Rien d'aseptisé.
Et depuis hier, je suis son troisième propriétaire, après 6h30 de route tranquille et ensoleillée, entre Cannes et Grenoble.
35 ans et "What a ride!"