Ambulance Story Part.1: 1951 – 1958

La gamme utilitaire des Types 2 est d’une variété étonnante. Les amateurs sont donc friants de modèles spécifiques: versions Samba, Pompier, Pick-up simple ou double cabines … ou Ambulance ! Les versions Ambulances ont été proposées dès les premiers mois de vie du Type 2. Début d’une petite retrospective avec les modèles proposés de 1951 à 1958 […]


1951-1954


Parmi les nombreuses déclinaisons que connut le Combi, la variante “Ambulance” tient une place à part. Intégrée dès 1951 au catalogue officiel VW, elle a suivi, voire même anticipé, bien des évolutions techniques que connut le vaillant utilitaire.

A l’image du cabriolet fabriqué par Hebmüller, la configuration ambulance ou Type 27, n’était pas produite à Wolfsburg mais par au carrossier Miesen. Des bus lui étaient livrés et il se chargeait pour le compte de Volkswagen d’y apporter les modifications nécessaires.

Un peu à l’image d’Hebmüller pour le cabriolet deux places, un contrat lie les deux entreprises, VW fournit des bases, Miesen aménage et adapte conformément au cahier des charges défini par Volkswagen Ag.Bref les premières ambulances ont optées dès 1950 pour des solutions qui ne seront mises en oeuvre sur le reste de la gamme qu’à partir de 1955.
– seuil de chargement abaissé.
– Roue de secours derrière la banquette conducteur.
– Réservoir d’essence accessible de l’extérieur par une trappe en forme de fer à cheval.

Un falot de toit avec une croix rouge, un gyrophare, un feu de recul et un marchepied escamotable complètent l’équipement standard. Autre particularité des premiers modèles, le système d’aération. Le compartiment arrière d’un Combi est un endroit on ne peut plus confiné. Il faut donc impérativement, si l’on veut garder les malades en bonne santé (!) trouver un moyen de l’aérer. Les prototypes sont donc munis de deux écopes placées sur le toit, les versions commercialisées à partir de 52 n’en garderont qu’une seule dont le dessin garantit l’étanchéité du véhicule par temps humide (il ne s’agirait pas en plus d’attraper la crève!).

Dotées d’une séparation chauffeur à vitre coulissante, un système d’alerte permet au malade d’appeler les infirmiers dans le poste de conduite.
Le compartiment arrière est doté d’un aménagement spécifique permettant de transporter jusqu’à deux malades allongés sur des brancards spéciaux dotés de roulettes en caoutchouc se chargeant par l’arrière.
Le hayon bascule vers le bas, il est retenu par un solide compas afin de supporter le poids du malade et de son lit de souffrance, les infirmiers n’ayant plus qu’à “enfourner” le tout dans le véhicule.

 

Le brancard principal trouve sa place du côté opposé à la porte battante (ouvrable au pied). On pourra en glisser un second après avoir rabattu la planche placé derrière le siège d’accompagnement face à la route. L’accompagnateur devra alors se contenter du strapontin placé dos à la route.

 

Un blessé léger pourra voyager dans le fauteuil médical monté sur glissière. Il s’agit en fait d’un brancard assis, des tubes téléscopiques permettent en effet d’en faire une lourde chaise à porteur. Au total, il est possible d’emporter trois blessés, deux infirmiers et un chauffeur.

 


1955


Dossier réalisé par Guillaume d’Hubert
Remerciements à Timo Pietarinen propriétaire d’un modèle 52, Jon Hroar Ulstad propriétaire d’un modèle 56 pour les photos et les infos qu’ils m’ont transmises.